Leader mondial du filtre à particules, Faurecia est également expert en allègement des véhicules et en traitement des oxydes d’azote. Le Groupe s’affirme ainsi acteur majeur du développement de voitures « propres ».
Le développement de voitures « propres », rejetant peu de polluants et de CO2, est un objectif commun aux constructeurs automobiles mondiaux. Le directeur marketing des Techniques de contrôle des émissions explique en quoi Faurecia contribue à ce challenge essentiel pour nous et pour la planète.
Les normes anti-pollution mondiales ne cessent de se durcir. Comment Faurecia répond-t-il à cette exigence croissante ?
Faurecia est bien placé pour répondre aux normes actuelles et à venir, comme Euro 5 ou Euro 6. Ainsi, nous avons été les premiers à développer le filtre à particules pour moteurs Diesel, en collaboration avec PSA. Nous avons su intégrer le fragile élément filtrant, la céramique, en le protégeant des vibrations, et en préservant les performances en termes de puissance moteur et de consommation, ce qui n’allait pas de soi. Nous visons également la durabilité : nos filtres restent fiables sur plus de 200 000 kilomètres.
Les normes à venir visent particulièrement des gaz polluants, les oxydes d’azote. Quelle est la contribution de Faurecia à ce sujet ?
Nous avançons sur deux procédés de « dénox » : la Selective Catalytic Reduction » , ou SCR et les « pièges à NOx », qui utilisent la technique du « canning », que nous maîtrisons déjà pour les filtres à particules. Pour le SCR, nous avons mis au point un procédé qui assure une bonne homogénéisation des gaz et de l’urée, produit chimique qui neutralise les NOx. Jusqu’à 90% des oxydes d’azote sont ainsi éliminés.
Une voiture « propre », c’est aussi une voiture légère ?
Certainement. Plus elle est légère, moins elle consomme, et moins elle rejette de polluants. Grâce à notre programme « Light Weight », nous gagnons, de génération en génération, 10 à 15% en masse sur la ligne d’échappement, à travers de nouveaux designs, de nouveaux matériaux. Nous substituons, par exemple, des pièces en tôle aux éléments en fonte. Faurecia est clairement une force de proposition en ce domaine.
Quelle autre piste est explorée pour abaisser la consommation ?
30 à 40% de l’énergie libérée par le moteur est évacuée dans la ligne d’échappement. Aussi, Faurecia a mis au point un procédé de récupération thermique qui utilise cette chaleur, via un échangeur, pour réchauffer rapidement l’habitacle du véhicule. Cette option est proposée sur le Citroën C4 Picasso, dans les pays froids.
Quelles capacités de recherche Faurecia met-il en œuvre ?
L’innovation en contrôle des émissions est développée dans notre Centre mondial de Recherche & Développement de Bavans (France). Ses moyens vont d’ailleurs être renforcés dans les mois à venir. Les concepts développés là sont adaptés aux besoins des constructeurs par 8 centres en Europe, aux Etats-Unis, au Brésil, en Chine, au Japon et en Corée.